Le #burn out ou burnout n’est toujours pas considéré comme une maladie

Lors de la 72e assemblée mondiale de la Santé, l’OMS a statué sur le fait que le  #burnout reste un phénomène lié au travail. Ainsi on entérine qu’il ne s’agisse pas d’une maladie. En effet, on reste avec la définition d’un état résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès.

 Les fausses croyances à bannir

  • « le burnout, ça n’arrive qu’aux autres, aux personnes fragiles ou faibles mentalement ». Et non, il fait des dégâts du chef d’entreprise à la personne sans emploi.
  • « je pense être assez fort pour détecter les premiers signes de burnout si cela devait arriver ». Sauf que l’opiniâtreté  conduit souvent au déni qui masque le mal-être latent.
  • « le burnout touche avant tout les personnes avec des grosses responsabilités ». Tout faux, cet épuisement professionnel n’a pas de limite, petite ou grosse équipe, indépendant ou grosse entreprise, avec ou sans heures supplémentaires. Cela peut dépendre du climat ambiant et d’un décalage trop important avec vos aspirations.
  • « je suis passionné par mon travail donc pas de risque pour moi ». Et pourtant, on peut être passionné par son métier et subir un changement de stratégie qui fait perdre le sens. 

Quels signes/symptômes prendre au sérieux ?

Le burnout combine une fatigue profonde, un désinvestissement de l’activité professionnelle, et un sentiment d’échec et d’incompétence dans le travail (Wikipedia).

Ainsi on va trouver combiné souvent :

  • La perte de motivation dans son travail .
  • Un redoublement d’effort qui n’aboutit pas aux résultats escomptés : sentiment d’échec .
  • Une santé diminuée : troubles du sommeil, de la digestion, migraine etc…
  • Une grande lassitude et un état d’épuisement général : beaucoup de personnes ressentent une incapacité soudaine à se lever le matin pour aller au travail .

Cinq comportements à garder en point de vigilance 

Il ne fait aucun doute qu’il existe une responsabilité partagée entre le salarié et l’entreprise, entre le collaborateur et le manager même si les comportements sont liés à un individu.

  • Une forte exigence par rapport à soi-même (sens du perfectionnisme élevé) .
  • Une forte conscience professionnelle qui conduit à un centrage de sa vie sur son travail réduisant « à néant » tout espace de vie privée .
  • Une estime de soi / confiance en soi en chute qui conduit à se sur-adapter en permanence à un environnement inconfortable et à développer un sentiment d’incompétences .
  • Un sentiment de manque de signes de reconnaissance, de récompense ou encore un décalage important entre ses propres valeurs et celles de l’entreprise .
  • Des difficultés à définir des limites et des priorités dans le cas de surcharge de travail mais aussi à déléguer et/ou à travailler en équipe .

Le rôle de l’entreprise

Dans beaucoup d’entreprises, on ne  favorise pas le développement d’un environnement qui favorise le collectif dans le travail . Au contraire, on se retrouve assez seul dans son travail. Or le lien social ne peut plus se faire à cause d’une charge de travail importante combinée à un manque d’espace de convivialité. 

En tant qu’individu, comment se prémunir contre ce fléau ?

D’abord il est possible d’éviter des états de stress trop importants. Par exemple, travailler le lâcher-prise en apprenant à bien se connaître ou en faisant le point sur ses propres valeurs. Et aussi un travail sur l’estime de soi  ou l’affirmation de soi peuvent s’avérer très utile. Enfin d’autres apprentissages tels que apprendre à gérer ses priorités ou prendre conscience des croyances qui freinent l’adaptation à la réalité du moment d’approfondissent facilement en coaching.

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